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Calculer la rentabilité d’un lot ou d’une palette

Le calcul tient en quelques lignes. Ce sont ses angles morts qui font perdre de l’argent — et ils sont toujours les mêmes.

Publié le Mis à jour le

Le coût rendu

C’est ce que le lot vous a réellement coûté, avant toute vente :

prix d’achat + transport + manutention + frais annexes

Les frais annexes s’ajoutent au fil de l’eau : une réparation, un nettoyage, une pièce donnée en giveaway. Chacun augmente ce que le reste du lot doit rapporter.

Le coût par pièce, et sa limite

coût rendu ÷ nombre de pièces

Simple, et immédiatement trompeur si on l’applique pièce par pièce : sur une palette mêlant un manteau à 90 € et des tee-shirts à 1 €, ce coût moyen n’a de sens pour aucune des deux.

Il sert à répondre à une seule question, mais la bonne : en moyenne, à combien dois-je vendre pour ne pas perdre ?

  • Sans nombre de pièces, pas de coût unitaireUne estimation approximative vaut mieux qu’aucune. Zéro pièce ne donne pas un coût infini : il n’y a simplement pas de résultat.
  • Ne répartissez pas ce coût sur chaque ficheInscrire 12,47 € sur le manteau comme sur le tee-shirt rend la marge fausse pour les deux. Le coût appartient au lot.

Ce qu’il reste à récupérer

C’est le chiffre utile en direct, celui qui dit à quel prix vendre ce soir :

(objectif − déjà encaissé) ÷ pièces restantes

L’objectif n’est pas le coût rendu : c’est une décision commerciale. Vouloir simplement rentrer dans ses frais n’est pas la même chose que viser une marge, et le prix de départ n’est pas le même.

  • Il monte quand les ventes traînentMoins vous avez encaissé, plus chaque pièce restante doit rapporter. C’est mécanique, et c’est le signal d’alerte le plus utile.
  • Il tient compte des invendablesSi un tiers du lot part à la benne, ce tiers ne fait plus partie des pièces restantes — et le calcul change du tout au tout.

Les angles morts

  • La commission de la plateformeCe que vous encaissez n’est pas ce que l’acheteur paie. Sans ce taux, vous calculez une marge sur du brut — c’est-à-dire une marge fausse, systématiquement optimiste.
  • Les paiements refusésUne vente annoncée n’est pas une vente encaissée. Les compter gonfle le « déjà récupéré » et vous fait baisser vos prix à tort.
  • Les frais d’expédition à votre chargeSelon les réglages, une partie reste pour vous. Sur des petites pièces, c’est parfois plus que la marge.
  • Le temps passéIl n’apparaît dans aucun calcul et c’est votre principal coût. Un lot « rentable » qui demande trente heures de tri ne l’est peut-être pas.
  • Les invendusCe qui reste après trois lives n’a plus la valeur qu’on lui prêtait. Le compter à sa valeur d’origine, c’est se mentir sur le résultat du lot.

Faire ce calcul sans tableur

BoostMyLive tient le coût rendu, le reste à récupérer et l’avancement de chaque lot — et refuse de calculer ce qu’il ne peut pas justifier.